Carte d'identité de la ville

Planche contact 001

 

Administration

  • Région : LES HAUTS DE FRANCE
  • Département : PAS-DE-CALAIS
  • Arrondissement : BÉTHUNE
  • Canton : DOUVRIN
  • Intercommunalité :Communauté d’agglomération BETHUNE-BRUAY -              Artois Lys Romane
  • Code postal : 62980

 

Démographie

  • Habitants : Vermellois / Vermelloises
  • Population : 4403 hab. (2016)
  • Densité : 436 hab/km²

 

Géographie

  • Coordonnées : 50° 29´ 20´´ Nord, 2° 44´ 48´´ Est
  • Altitude : Min : 23m - Max : 50m  
  • Superficie : 10,39 km² (1039 hectares)

 Imprimer 

Historique

vermelles              VERMELLES "adversum mellum": le miel contre l'adversité

À la limite géographique de la plaine des Flandres et des collines d'Artois, Vermelles apparaît peu dans l'Histoire, marécageuse, boisée et isolée, elle offrait peu d'intérêt. Une villa gallo-romaine était identifiable à la limite de la commune, mais le terrain est occupé depuis quelques années par un lotissement de Noyelles les Vermelles. Aucune fouille n'a été entreprise malgré des débris de céramique facilement identifiables en surface. La recherche est difficile car le territoire de la commune fut profondément bouleversé durant la première guerre mondiale, de violents combats s'y sont déroulés et tout travail de terrassement risquerait de dégager des débris humains.

La commune comprend plusieurs cimetières militaires du Commonwealth régulièrement visités par des Britanniques. Les lignes de tranchées étaient encore discernables en surface jusqu'aux remembrements des années 70. La route dite d'Hulluch, traversant le lieu dit du Val est remarquable par les talus incultes isolés encadrant la route. Ces talus sont d'anciennes positions d'artillerie de la Première Guerre Mondiale et indiquent clairement l'ancienne ligne de front. Le cimetière militaire de la rue Casimir Beugnet n'est autre qu'un ancien poste de secours britannique de la bataille de Loos en Gohelle, on ty rouve quelques tombes françaises et deux ou trois tombes de soldats inconnus allemands.

Le château de Vermelles fut détruit lors des batailles de décembre 1914 entre allemands et anglais et français. Vermelles semble avoir été peuplée de Francs Saliens dès le Vème siècle, un grand cimetière franc se situait à Grenay près du terril principal, il fut fouillé par Terninck, puis détruit, les vestiges d'armements revendus aux ferrailleurs locaux. Le toponyme Vermelles peut être françique ou flamand, c'est difficile à déterminer car la première mention historique sûre de la commune date du xive siècle. les grandes chroniques de Flandres affirment que la ferme Rutoire du village de Vermelles fut incendiée lors d'une offensive des Flamands vers le Sud, après la bataille de Courtray de 1302, mais le village de Vermelles fut épargné. Meulen en flamand signifie moulin au pluriel, expliquant peut-être le pluriel du nom du village. Ver induit une idée de mouvement ou un carrefour. Vermeulen = les moulins du carrefour?

Vermelles réapparaît dans l'Histoire sous Louis XIV, il est figuré, très marécageux et boisé, sur les cartes du siège de Béthune par les armées françaises. Vermelles, commune rurale voit son importance grandir au xixe siècle avec l'exploitation des mines de charbon, puis ce village plein de charme fut entièrement détruit en 1914-18. La rue de Montpellier menant au Surgeon est intéressante par le fait qu'elle fut baptisée ainsi du nom de la ville qui a parrainé la reconstruction de Vermelles en 1918-1920. Le site vert du Grand Marais suscite de l'intérêt (promenade, pêche, nombreux oiseaux) et propre. Le Vermellois est accueillant et aime partager ce qu'il sait de son village .

L'exploitation du charbon

La Fosse 3 

 Elle est attachée à la compagnie des mines de Béthune. L'exploitation de son charbon de type gras a débuté en 1860. Particularité, jusqu'à sa fermeture, elle ne possédait qu'un seul puits équipé d'un chevalet qui fut installé au début du xxe siècle. Son puits profond de 500 m fut ravalé à l'étage -633 m au début de l'année 1960. Ce ravalement ne fut cependant pas suffisant pour augmenter la production de ce gisement de moyenne profondeur qui restait très modeste au goût de la compagnie. Les sondages entrepris démontrèrent que le rendement optimum serait atteint à une profondeur beaucoup plus importante. Ce qui ferait double emploi avec les unités de production des 18 et 19 de Lens très proches du site. Ainsi, en 1962, la décision fut prise de fermer le siège d'exploitation de la fosse N°3 de Vermelles. À la fin de l'été 1963, la plupart du personnel fut muté à la fosse N°9 d'Oignies. Toute exploitation cessa de façon définitive le 31 octobre 1963 après avoir produit 12 408 000 tonnes de charbon. L'unique puits servira comme entrée d'air pour les travaux entrepris sur la cuvette de Vermelles exploitée à l'époque par le siège 18 de Lens. Le démantèlement du chevalement eut lieu en juillet 1978 après que le puits de 646 m de profondeur ait été comblé en avril 1977. Aujourd'hui, les bains douches de la fosse et le terril existent toujours

La Fosse 4

Le 1er octobre 1865, la Compagnie des Mines de Béthune entreprend le fonçage de son 4ème puits à Vermelles. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 149 mètres. le niveau est passé sans le secours d'une machine d'épuisement. Elle entre en exploitation en 1867, le puits est profond de 389 mètres. La fosse est ouverte en 1867. Elle est abandonnée en 1876 car son gisement à la profondeur de 250 mètres parait inexploitable, un serrement est effectué. Les terrains sont très irréguliers. La fosse n'a extrait que 233 000 tonnes avant son serrement. L'exploitation est improductive, il y a beaucoup de grisou par rapport aux autres fosses. La houille renferme 15 à 18 % de matières volatiles. L'exploitation ne reprend qu'en 1911 à la profondeur de 387 mètres. En 1925, un puits n°4 bis destiné à l'aérage est ouvert sur un autre carreau plus au nord. Le puits est remblayé en 1965. Après sa fermeture, le bâtiment d'extraction, le triage/Criblage et le Chevalement sont abattus. Il en sera de même par la suite pour la lampisterie, les ateliers-magasin, puis les bureaux, en 2007. Le site est reconverti pour la transformation et l'équipement de véhicules lourds ou légers jusqu'en 2008. De nouveaux hangars sont construits autour des bâtiments miniers restants. Une autre partie du carreau est transformée par la construction de logements et d'un terrain de football. Le terril conique (en pointe) a été en grande partie exploité entre 1970 et 1990. Il n'en reste que sa base, aménagée en parc. 6 bâtiments de l'ancienne Fosse 4 sont encore visibles en 2014, au fond du Boulevard de la Fosse 4. Ils sont pour le moment inoccupés. La Fosse 4 bis se trouvait le long de la route de Cuinchy.

Imprimer